Les Dynastes
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 [Jardins impériaux, la nuit] Les yeux du danger [PV seule] [TERMINÉ]

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Comtesse de Bertrade
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MessageSujet: [Jardins impériaux, la nuit] Les yeux du danger [PV seule] [TERMINÉ]   Jeu 24 Juil - 18:06

Il était tard. L'horloge de paquet avait sonné douze coups lorsqu' Élisabeth s'était glissée hors de ses draps, mais cela faisait un moment qu'elle arpentait le jardin impérial en silence.


Elle tenait fermement un pan de sa longue chemise de nuit blanche aux motifs fleuris afin de ne pas la gâter mais de fines particules de poussières s'accrochaient tout de même au bas de sa robe. Élizabeth savait pertinemment qu'une jeune femme de haut rang n'avait rien à faire hors de son lit à cette heure avancée de la nuit, et que, si quelqu'un venait à la surprendre, elle encourrait de sérieux ennuis ; d'autant plus qu'elle était vêtue de façon scandaleuse, sans corset ni jupons. Élisabeth était d'une insatiable curiosité - que sa tante Elrol avait, aussi loin qu'elle s'en souvienne, toujours blâmée - dont elle ne pouvait se défaire. Celle-ci était bénéfique en un sens puisque la jeune fille possédait un niveau de riches connaissances pour une jeune femme de son âge. Outre son avidité d'apprendre et de connaître de nouvelles choses, sa curiosité pouvait cependant s'avérer dangereuse. En effet, le caractère farouche d'Élisabeth l'emportait souvent plus loin que sa raison ne lui conseillait, c'est à dire là où les sages d'esprit ne s'aventureraient pas. Et c'était précisément dans cette situation que la jeune femme se trouvait en cet instant.
N'arrivant pas à dormir à cause de la chaleur suffocante de sa chambre en dépit des fenêtres ouvertes, Élisabeth s'était levée afin de prendre un peu l'air dans le seul lieu du palais qu'elle appréciait : le jardin impérial. Elle s'était débarrassée de sa couverture et s'était précipitée à l'extérieur pour inspirer une grande bouffée d'air frais. Dans sa hâte, elle avait oublié de chausser ses souliers et se retrouvait donc pieds nus sur le chemin poussiéreux bordé d'allées d'arbres dans le grand jardin royal. Ayant couru les champs sans chaussures durant son enfance telle une va nu pieds cela n'incommodait nullement la jeune comtesse qui foulait avec plaisir le sol en terre, enfonçant ses orteils un peu plus profondément dans l'élément afin de profiter de la fraîcheur du sous sol. Élisabeth songeait à regagner ses appartements et se dirigeait doucement vers l'arrière du château, d'où elle était sortie en cachette par une petite porte dérobée qui donnait sur la cuisine royale (afin de ne pas se faire repérer des gardes), lorsqu'elle se figea, les sens en alertes. À la lueur des réverbères, elle aperçut une silhouette masculine se découper dans l'embrasure de la porte par laquelle elle comptait rentrer.    


Élisabeth se cacha en vitesse derrière l'un des buissons qui bordaient l'allée pavée et observa en silence l'intrus. Celui-ci était plus grand qu'elle et plutôt bien charpenté, autrement dit j'e n'ai  pas intérêt à me faire remarquer, songea la jeune femme. À en juger par son accoutrement, elle se douta que cet homme ne venait pas de la garde impériale. Il était sobrement vêtu d'une chemise en toile grise, d'un pantalon sombre et de bottes lui arrivant au-dessous du genou, ce qui fit deviner à la comtesse la condition sociale à laquelle il devait appartenir.
Cet homme est un roturier ça ne fait aucun doute...Mais je doute qu'il vienne rendre une visite de courtoisie au roi en plein milieu de la nuit...Que peut bien faire cet intrus ici...
Elle en était là de son raisonnement lorsqu'elle sentit quelque chose avancer doucement sur son crâne et amorcer une descente lente vers son front. Elisabeth secoua sa tête avec vigueur, ce qui eut pour effet de projeter la grosse araignée de jardin en plein sur son visage, les pattes écartées. Malgré le risque de se faire surprendre, la jeune femme ne put retenir un cri de frayeur et se leva d'un bon, gigotant en tout sens et secouant sa robe afin d'ôter l'arachnide. L'inconnu avait fait un bond de côté et dégainé son poignard sitôt qu'il avait entendu le cri de la jeune femme. À l'atmosphère lourde vint s'ajouter un silence tendu. La comtesse et l'intrus se toisaient silencieusement, chacun sur le qui-vive, guettant le moindre geste de l'autre. L'absence d'air et la panique qui gagnait la jeune femme lui donnaient une impression désagréable de moiteur partout sur le corps. Sa chemise de nuit lui collait à la peau et Élisabeth espérait en son for intérieur que tout ceci allait bientôt prendre fin, que l'inconnu partirait sans mot dire, la laissant regagner ses appartements afin de s'y changer et retrouver son lit douillet. Au lieu de cela, l'homme fit un pas dans sa direction et la lumière du réverbère le plus proche de lui fit reluire la lame aiguisée du poignard qu'il tenait de sa main gauche. Dès qu'elle aperçut l'arme, Élisabeth s'élança sans réfléchir, courant à l'aveuglette et zigzaguant entre les arbres.
Quelques rayons de lumières provenant du croissant de lune qui scintillait haut dans le ciel éclairaient ses pas, mais plus la jeune femme s'enfonçait dans le jardin, plus la clarté lunaire faiblissait, cédant la place à l'obscurité. Élisabeth réalisa que sa cavalcade l'avait menée à la lisière du bois impérial. Elle ralentit sa course, haletante, et tendit l'oreille. Un bruit de pas de plus en plus proches lui parvinrent aux oreilles et elle se remit à courir à en perdre haleine. Ses mains moites soulevaient sa robe et ses pieds, pourtant si agiles dans le jardin, s'égratignèrent sur le sol sauvage de la forêt. Elle trébucha contre une racine et s'affala lourdement sur le sol, ce qui eut pour effet de lui couper instantanément le souffle. La comtesse se redressa avec peine, se tenant le ventre à deux mains, la bouche grande ouverte et le regard hagard, essayant tant bien que mal de reprendre sa respiration. Une main puissante l'attrapa soudainement par le col, la souleva de terre et la plaqua violemment contre un arbre, lui mettant une lame tranchante sous sa gorge fine : l'inconnu l'avait rattrapée et allait sans doute l'égorger ici, en pleine nuit, dans la forêt, laissant son corps agonisant en pâture aux bêtes sauvages.
''Pourquoi ?'', demanda simplement l'inconnu en la maintenant de sa poigne ferme contre le tronc.
Toujours sonnée, Élisabeth tenta d'avaler sa salive dans sa gorge en feu. Une douleur lancinante lui martelait le crâne, sa bouche lui semblait pâteuse et parler en cet instant lui parut être un effort au-dessus de ses forces. Néanmoins, elle parvint à faire articuler ses lèvres sèches pour murmurer un faible : ''Hein ?''
L'homme resserra sa poigne et avança son visage si près du sien qu'elle pouvait sentir son haleine chaude : J'ai dit pourquoi étais-tu dans les buissons à m'espionner en plein milieu de la nuit !''
''Votre question n'était pas aussi longue...'', lui répondit doucement Élisabeth.
L'inconnu la cogna violemment contre le tronc, accentuant par la même occasion le mal de tête de la jeune femme dont les yeux s'embuèrent sous la douleur : ''Qui es-tu espèce de petite bourge ?! RÉPONDS !'', lui cria-t-il avec hargne.
''Pourquoi posez-vous la question si vous avez déjà la réponse...'', lui dit la jeune femme. Élisabeth était au bord de l'évanouissement et luttait pour ne pas tourner de l'oeil devant cet inconnu. L'homme colla son front contre le sien et raffermit sa poigne sur le manche de son poignard, coupant un peu plus la respiration de la comtesse à chaque pression : ''Je vais te faire crever si vite que tu n'auras même pas le temps de te rendre compte que je t'ai tranchée la gorge... '', lui susurra-t-il doucement et ses lèvres formèrent un rictus menaçant à cette perspective.
Élisabeth lutta pour garder ses yeux ouverts et toiser son regard avec froideur, mais son mal de crâne était si violent qu'elle ne réussit qu'à plisser son front et à mordre ses lèvres pour ne pas laisser échapper un gémissement de douleur. Elle scruta le regard de son adversaire. Un rayon de lune filtrait à travers le feuillage de l'arbre opposé ce qui lui permis de distinguer ses yeux d'un bleu myosotis, qui la regardaient telle une bête sauvage prête à faire expirer sa proie.
''Alors dépêchez-vous...de me...faire mourir...'', murmura Élisabeth dans un souffle. La douleur était trop vive pour qu'elle riposte face à cet homme, elle n'avait aucune chance de s'en sortir. Sa peur s'était substituée à la faiblesse. Elle sentait ses forces l'abandonner au fur et à mesure qu'elle cherchait à se concentrer sur l'inquiétant étranger. Celui-ci sourit et la nargua en disant : ''Tu n'as aucune idée de ce que tu dis...Tes forces t'abandonnent, je sens ta tête devenir un peu plus lourde contre mon poignard qui va bientôt te soulager et t'envoyer en enfer...Tu es faible femme !''
Élisabeth esquissa un pâle sourire et c'est à peine si l'inconnu eut le temps de l'entendre répliquer ''Montrer sa faiblesse...c'est se rendre plus fort...'', qu'elle s'écroula inanimée contre l'arbre. L'homme desserra son emprise et laissa le corps de la comtesse tomber sur la mousse. Il la retourna de son pieds, s'accroupit à ses côtés et de sa lame esquissa les contours de ses courbes jusqu'à son menton qu'il effleura avant de se pencher sur son visage et de murmurer avec amertume : ''Tu te fourvoies femmelette...Le pire mal dont souffre le monde est bel et bien la faiblesse...Seule la force peut maintenir un homme en vie.''


Élisabeth se réveilla en sursaut. Une horrible douleur cognait à ses tempes et son corps en sueur était tout endolori. Elle voulut se redresser mais ce geste n'eut pour effet que de lui procurer une vaste sensation de vertige et de la faire tomber à genoux sous le choc. Elle avait les jambes en coton et une terrible sensation de vide dans l'estomac. Elle eut un haut le coeur et se pencha vers le sol mais le mal qui la tiraillait ne voulut pas sortir, restant niché dans ses entrailles. Elle se rendit compte qu'elle n'était plus dans la forêt mais de retour dans le jardin impérial, non loin du palais. Elle réussit à se traîner -non sans peine- jusqu'à la petite porte donnant accès à la cuisine royale. Elle remarqua alors un petit objet sur le sol qu'elle ramassa et tendit devant elle : il s'agissait d'une simple ficelle noire à laquelle était accrochée une petite fiole contenant une mèche de cheveux blancs. La jeune femme regagna ses appartements en silence et fit sa toilette. Elle posa ensuite le mystérieux collier sur son chevet et l'éluda. Je suis sûre que ce mystérieux collier appartient à cet étranger..., pensa Élisabeth. Elle ne pouvait cesser de songer à cet homme. Qui était-il ? Qu'était-il venu faire ici ? Qui ou que recherchait-il ? Mais surtout, dans quel but lui avait-il laissée la vie sauve ? Toute ces questions trottaient dans le crâne de la comtesse tandis que l'aube se levait. La jeune femme se mit à son balcon et dans la lumière rosée du matin mêlée à l'encre de la nuit, ce sont ses yeux qu'elle vit. D'un bleu myosotis, menaçants et nerveux : les yeux du danger qui la scrutaient.

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