Les Dynastes
Bienvenue à toi, voyageur égaré. Tu viens d'entrer dans l'empire d'Aquilée, un empire oppressé par les mains de fer d'un empereur inflexible. Mais au Sud, la colère gronde, et une armée de rebelles compte bien faire fléchir la tyrannie...seras-tu assez brave pour rejoindre l'Empire ? Soutiendras-tu l'Empereur machiavélique ou les farouches rebelles ? Te contenteras-tu de survivre dans ce monde à feu et à sang ? Il te suffit de t'inscrire pour décider du destin d'Aquilée...déjà inscrit ? Dans ce cas rejoins tes troupes...



 
AccueilAccueil  PortailPortail  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  
Bienvenue à Aquilée ! L'empereur vous remercie de votre présence et vous rappelle de payer vos impôts.
Pour cette 581° édition du "Dom Juan d'Aquilée : qui va t'il séduire ?", nous accueillons un nouveau Dom Juan : Mr.Arta, dont la simple évocation fait rougir les belles de l'empire ! Alors, qui va t'il séduire ? Va t'il séduire une belle Marquise, une dangereuse Comtesse ? Ou, retournement de situation...l'empereur lui même ?! Réponse lundi sur la place publique !
AVIS DE RECHERCHE : Un mouton s'est fait enlever par un grand homme exerçant le métier de mercenaire, un certain Davy a déjà essayé de sauver le petit mais il s'est fait lamentablement laminer. Si vous apercevez l'homme...donnez lui votre bourse, votre femme et vos enfants et suppliez le d'être gardé en esclavage plutôt que tué.
Empereur : Mes chers sujets, je suis confus pour ces messages qui ne viennent pas de moi mais de...*image se brouille* Esther : Il croyait récupérer l'antenne. Eh bien non ! Sa Majesté de la Folie Furieuse ne compte pas s'arrêter là ! Mwahahaha- *tombe raide morte* Empereur : Elle est hors d'état de nuire, n'ayez crainte. *ramasse l'Esther et va enfermer le cadavre quelque part où elle ne reviendra pas* Je suis vraiment désolé pour cette interruption dans les programmes, tout devrait revenir à l'état normal d'ici peu. (OCC : pour ceux qui se demandent c'est moi, Esther, qui écris toutes ces bêtises =P n'accusez pas Léonard)

Partagez | 
 

 [Une salle de bal semblable aux autres] Une énième réception [Pv Esther]

Aller en bas 
AuteurMessage
Seoren Ceoll
Discret
Discret
avatar

Messages : 124
Date d'inscription : 14/08/2013
Localisation : Je vis sous ta chaise.

Feuille de personnage
Religion: Catanisme
Race: Humain

MessageSujet: [Une salle de bal semblable aux autres] Une énième réception [Pv Esther]   Jeu 22 Aoû - 14:34

Il replaça ses gants, et inspecta la salle, grande, lumineuse, les lustres et chandeliers faisaient briller de milles feux les invités qui multipliaient parures et tissus coûteux. Inutile d'y penser davantage, il ferait mieux de s'habituer, c'était chaque fois pareil. Lui était vêtu d'un costume noir, de qualité, mais simple, sûr qu'il tranchait, parmi toutes ces personnes qui avaient tant d'artisans et de domestiques pour travailler le moindre détail. Au début de soirée il était régulièrement montré du doigt, avant qu'il ne se fonde dans la foule pour valser. Seule activité qui ne l'agaçait trop. Et comme les demoiselles refusaient rarement son bras, sur lequel elles posaient une main aux doigts délicats, c'était facile. Et les emporter, jusqu'à ce qu'elles disent n'en plus pouvoir, épuisées. Il relâchait alors son étreinte et laissait libre choix à sa proie de se loger dans ses bras ou de s'en aller.  Ce soir-là il fut plutôt chanceux, la demoiselle voulut s'éloigner du groupe, ils se rendirent au hall, et abandonnant toutes les convenances auxquelles elle s'était pliée, la jeune femme s'assit à même le sol, il la jaugea du regard, haussa un sourcil, moqueur, et quitta le château. C'était d'un ennui, si même les nobles ne savaient plus jouer les nobles correctement, jusqu'au bout, que feraient-ils? Il avançait lentement, jetant un regard au ciel d'encre, aucune étoile ne semblait en mesure de percer l'obscurité. Il retira un gant et glissa son pouce sous le cache-oeil, un court instant, avant de le replacer. Il arrivait à un bassin. S'asseoir sur la margelle lui semblait une bonne idée, et attendre, profiter du silence, car s'il aimait la musique il n'en était pas de même pour le bruit.

Il passa sa main dans l'eau, fit courir les doigts, à la surface, la perturbant, la brouillant. Il n'était pas d'humeur, ce soir, et même ce jour-là. Cela avait été épuisant, plus moralement que physiquement, bien que.. Il avait revu ce cuisinier, là, qui désirait faire partie de "l'aventure". Ah, quelle aventure. Il avait sourit, tenté de raisonner ce pauvre homme, à peine plus âgé que lui, mais qui semblait déjà à moitié-fou. Oh, cela pourrait aller, s'il était à moitié fou et désespéré. Seulement celui-ci pensait, que Seoren lui ferait une place, dans la grande représentation qu'était sa vie. Cela aurait pu être une idée, mais d'autres projets occupaient l'esprit du jeune homme, et il préférait rester seul. De plus, depuis un certain temps il y pensait, mais jusque là ce n'étaient qu'idées, dès lors que le cuisinier se présenta à lui il en fut sûr. Il fallait éliminer cet homme. Seul et unique témoin d'une affaire plutôt sombre. Puis, qui sait? Il aurait pu par la suite le harceler, proposer d'odieux chantages, parce que sa part ne lui suffisait plus. Mieux valait ne pas prendre de risques. Il avait passé la journée à chercher un mercenaire à la hauteur, après avoir congédié celui qui s'était invité, imposé. À qui, évidemment, il avait du promettre mondes et merveilles. Autrement ce dernier n'aurait pas quitté la pièce. Quel individu gênant. Un mercenaire, donc. À qui il servit une fausse excuse, qu'il fit semblant de dissimuler. Et celui qui auparavant eu été son ami fut accusé d'avoir empoisonné. Ces inepties furent chuchotées, ce qui ne le rattrapa un peu que dans l'esprit du duc.

Et maintenant ? Rester loin, alibis en main, il était bien loin de l'autre. Après avoir parcouru les bas-quartiers une bonne partie de la journée, encapuchonné en dépit d'une température élevée il avait eu vent de cette réception. Un homme qui voulait à tout prix marier ses filles, disait-on. Et qui plaça ses dernières économies dans un bal. Désespéré, désespérant. Personne ne choisirait une de ces demoiselles dans ces conditions, si ? L'idée lui plut, faire éclater un scandale à la cour en épousant l'une de ces jeunes femmes, choquer. Et instruire une pintade idiote serait un défi intéressant. Mais long, ennuyeux. Rayer l'idée. Tant pis, ils pouvaient bien finir ruinés, après tout n'étaient-ce pas les frasques de la mère qui allaient pour réduire leur fortune à néant ? On chuchotait tout bas qu'elle aurait eu un amant, qui aurait pris le parti de devenir le cauchemar de la famille lorsqu'elle le quitta. Pour garder son mari, qui préférait ses maîtresses silencieuses et invisibles le jour, à cette femme de coeur et sentiments. Une histoire parmi tant d'autres. Qui prouvait ici que le moindre choix pouvait se révéler déterminant. Il acquiesça à cette pensée. Oui, déterminant. La main se posa sur le cache-oeil. Puis joua avec la croix, mais il n'alla pas plus loin dans son monologue, et sa main glissa vers l'intérieur de sa veste, où se trouvait un poignard. Quelqu'un approchait.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lady Esther
"Dragon" : chef de la rébellion

avatar

Messages : 519
Date d'inscription : 25/06/2013
Age : 24
Localisation : Palais Impérial

Feuille de personnage
Religion: Apraxisme
Race: Humain

MessageSujet: Re: [Une salle de bal semblable aux autres] Une énième réception [Pv Esther]   Jeu 22 Aoû - 16:54

Une énième réception...énième était bien le qualificatif qui convenait à cette cérémonie. Les invitations qu'Esther recevait et que l'étiquette la forçait à ne pas rejeter étaient de plus en plus ridicules et monotones...la semaine qui précédait, elle avait eut droit à celle du marquis de ****, un pauvre homme qui trempait dans des affaires peu recommandables et qui espérait s'attirer les faveurs de l'empereur en organisant une réception fastueuse pour amuser une cour bien lasse en cette période automnale d'une année peu productive en élevage et cultures. Il va sans dire que le sud souffrait beaucoup de cette pénurie, et que la situation aurait empiré si Esther n'avait pas multiplié les attentats contre l'armée pour dissuader ces pilleurs de soldats; autant ça l'amusait de voir ces imbéciles trembler, autant le contrecoup à la cour était plutôt désagréable. Pas que les assiettes s'amenuisaient, bien loin de là le risque d'alarmer les porcs bien élevés : non non, il s'agissait des "amusements", comme il était à la mode cette année, c'est à dire des idioties du style de lancers de nourriture sur cibles mouvantes ou piñatas d'hydromel. Esther, avant de voir ces jeux pratiqués dans certains salons mondains -pas à la cour, qui était heureusement protégée de ce genre d'imbécilités par l'instinct lèche-bottes de ces ministres, qui leur criait que paraître couvert d'alcool devant l'empereur n'était pas une glorieuse idée-, donc Esther, n'aurait jamais pensé que l'ignominie de la cour puisse atteindre de tels niveaux de bassesse. Heureusement, ce genre de "jeux" n'étant pas encore bien vus, elle avait pu utiliser sa réputation de pureté et de modèle de loyauté à l'empereur pour ne pas y participer. Toujours est il que quand une mode est à la cour, seule cette mode parvient à détourner les courtisans de leur hantise : l'ennui. On s'ennuyait donc à la cour cet automne, et quoi de mieux pour préserver de l'ennui que des réceptions ? Ainsi, tous les nobles qui le pouvaient et qui voulaient avoir une belle image organisaient des réceptions, au grand dam d'Esther qui n'avait vraiment, mais vraiment aucune envie d'y aller. Surtout quand la fréquence de ces réceptions était d'environ une tous les trois jours, et qu'on s'y ennuyait à mourir...en tout cas Esther, les autres nobles eux étaient bien contents et terminaient parfois les soirées de manière tout à fait scandaleuse, mais nous ne rentrerons point dans les détails.

Esther était donc présente à cette énième réception, organisée par un petit noble Aquiléen qui cherchait à marier ses filles pour sauver une fortune dilapidée par l'épouse que son ancien amant ferait chanter, disait on. Affligeant. Esther avait été conviée, et elle le sait, dans l'espoir qu'une des filles se lierait d'amitié avec la grande duchesse d'Isilvar la Vaillante d'Othar dont la réputation avait atteint un niveau indégradable, et que cette amitié permettrait d'obtenir des soutiens et des prêts. Pitoyable. Esther comptait bien ignorer royalement les futures fiancées, et casser toute rumeur qui prétexterait qu'elles seraient amies. Et si l'histrion poussait le vice, il se pourrait bien que ses créanciers se montrent bien plus exigeants dans les semaines à venir. Voilà dans quel état d'esprit elle s'était présentée au bal ce soir là, non accompagnée, il va de soi, mais habillée de manière plus nordiste qu'à son habitude pour se fondre dans la masse. Ce que comprirent vite ceux qui étaient dans le même cas qu'elle et qui, d'un regard, lui firent parvenir leur mépris moqueur pour l'endetté. Elle se douta que c'était une sorte de signal pour se serrer les coudes au cas où l'un d'eux se fasse accoster.
Heureusement, l'homme était trop occupé à rendre la cérémonie parfaite pour la remarquer, et les filles ne s'occupaient que des hommes, comme les écervelées qu'elles étaient à cet âge. Une seule semblait avoir trouvé un cavalier fidèle, et finit par quitter la salle de bal avec. Esther était intriguée par l'homme : quel pouvait donc bien être ce noble désespéré au point d'épouser une de ces demoiselles ? Sa silhouette et son œil manquant étaient familiers à Esther, mais elle ne pouvait se rappeler où elle l'avait déjà aperçu...toujours était il qu'il avait éveillé sa curiosité, et Esther avait décidé que de passer sa soirée à éviter les autres elle allait la consacrer à essayer de savoir qui était cet homme. Un quart d'heure après qu'il fut sorti avec la jeune fille sans qu'aucun des deux ne soit revenu, elle prétexta donc un vertige pour sortir de la salle. Elle traversa le hall, et aperçu la demoiselle assise seule -ce qui l'amusa bien, et lui donna une satisfaction hautaine : l'homme voulait juste jouer, la jeune fille ne l'intéressait pas- et par terre, en train de masser ses pieds. Esther l'ignora royalement, ce qui, en vue de son occupation, n'était pas choquant. On évitait de remarquer les personnes qui n'agissaient pas de façon noble. Cependant, Esther se demandait où était passé sa cible : était-il sorti prendre l'air ? Esther espérait qu'il n'avait pas quitté la demeure, autrement la soirée risquait fort de redevenir aussi monotone qu'au départ. Elle tenta les jardins, et fut bien soulagée d'apercevoir la même silhouette gracile toute de noir vêtue. L'homme, simplement accoutré, était à la fontaine, dos à la demeure et à elle; Esther remarqua donc avec plus d'attention la longueur de sa chevelure blonde. Il faut dire que de face, on remarquait surtout son cache œil...
Ils étaient seuls dans les jardins; peut être était il temps d'engager la conversation ? Esther s'approcha, alerte. Il la remarqua : son bras se déplaça. Il attrapait quelque chose, et Esther, sachant qu'il n'avait pas regardé dans sa direction, en déduit qu'il se croyait menacé. C'était probablement une arme alors...une arme, dans sa veste, lors d'une réception ? Esther ne s'était pas trompée de cible : cet homme n'était pas un noble ordinaire. Qui était il ? Sa curiosité et son amusement redoublaient.
"N'ayez crainte monsieur, aucun brigand ne viendrait sur ces terres. La seule chose qu'on puisse dérober à l'hôte serait ses filles, et il me semble que vous ayez déjà jugé de leur valeur" se permit-elle. L'homme était inhabituel, et la pique de la duchesse ne choquerait que la petite noblesse bien pensante, ce dont elle était presque certaine qu'il ne faisait pas partie.

_________________
Esther d'Isilvar la Vaillante (aka le Dragon)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://lesdynastes.forumculture.net
Seoren Ceoll
Discret
Discret
avatar

Messages : 124
Date d'inscription : 14/08/2013
Localisation : Je vis sous ta chaise.

Feuille de personnage
Religion: Catanisme
Race: Humain

MessageSujet: Re: [Une salle de bal semblable aux autres] Une énième réception [Pv Esther]   Jeu 22 Aoû - 19:11

Il sourit, et sortit une montre à gousset. Mieux valait ne pas laisser croire à cette personne qu'il était armé, et ne pas attirer l'attention. Toujours avoir de quoi détourner l'attention. Il faillit prendre un air étonné, jouer les surpris, car les propos de la jeune femme en auraient marqué plus d'un, facilement impressionnables, ces nobles, mais seulement par un des leurs, les autres, ils pouvaient bien faire les bouffons, jouer les héros, ils restaient en dessous. Juste en dessous, au côté de la vermine, dont ils faisaient parfois partie. Mais paraître décontenancé aurait rendu son visage ridicule, et il n'aimait pas ces expressions trop marquées. Alors il continua à sourire, lui fit signe de s'asseoir à ses côtés, sans appuyer trop le geste, il n'insistait pas, laissait le choix. Il retint un soupir en pensant à ces personnes qui traitaient les femmes comme des objets, comme leur hôte, allez ! Vous êtes bonnes à marier ! C'était ridicule, est-ce qu'elles étaient au courant de ce qui se tramait ? Difficile d'éviter les rumeurs et les dires, mais elles n'étaient pas spécialement intelligentes. Elles ne devaient pas savoir, se rendre compte. De manière plus générale il n'aimait pas qu'on traite les autres êtres avec mépris, il méprisait les méprisants. Une pensée qui lui plut bien, il la nota dans un coin de sa tête, mais ne pouvait rester à ses réflexions, et ignorer cette dame qui venait d'arriver. Un coup d’œil à la montre, puis il prit la parole, d'une voix plutôt douce et basse, idéale pour se mêler et valser avec la nuit, et ce calme.

« Je ne crains que le temps, qui file à son gré qu'on dit constant, mais tout cela ne semble-t-il pas s'éterniser? Malheureusement il est arrêté sur quatre heures du matin, selon l'objet que j'ai en main. »

Il posa l'objet en question et se permit d'accorder plus d'attention à son interlocutrice, la détaillant de l'unique oeil visible, l'orbe de glace apprécia celles qui semblaient enflammées. Le sourire s'effaça, il était temps d'être réfléchi, attentif. Il songea à ses propos. Elle l'avait donc regardé, épié, alors qu'il valsait, ou peu après, mais tout de même avant qu'il ne se trouve ici.. Mh.. et elle l'aurait donc suivi, cependant, elle ne semblait pas spécialement être tombée sous son charme, ce qui n'était pas pour lui déplaire, faire ses preuves pour obtenir résultat parmi les sentiments lui paraissait plus logique. Ce n'était pas son but. Simplement une autre remarque qui fusait. Si elle l'avait réellement suivi il ferait mieux de se méfier, en affectant de ne pas se méfier tout de même, car rien ne paraissait plus coupable que la personne qui se refermait sur elle-même. Coupable... Cela allait bien loin, il n'avait jamais rien fait mal. Enfin de vraiment mal. Elle n'avait en tous cas pas l'air d'être là par hasard, elle s'était directement dirigée vers lui avec un regard porté sur ses gestes. Un regard à l'affût, une personne intelligente. Enfin quelqu'un d'intéressant ? Garder à l'esprit que toute personne capable de se rendre intéressante peut par la suite s'avérer être dangereuse. Surtout lorsqu'on a les goûts de Seoren. Reprendre le sourire, et la parole néanmoins.

« Je ne l'ai guère jugée, elle s'est révélée telle qu'elle était. Je pense qu'elle tient de sa génitrice, les yeux débordants d'amour, et ses gestes d'actrice. Il lui en a fallu peu pour qu'elle n'aime et ne s'effondre. Peut-être a-t-elle pensé à une promesse, lorsque je l'ai faite valser comme si elle était ma déesse.. Je ne sais.. Qu'est-ce que vous en pensez ? »


Il rangea la montre à gousset, et ferma la veste, le rythme de ses phrases le surprenait, tout semblait se faire naturellement. Il laissa faire, même les rimes, par moments, il est vrai qu'elles ne lui étaient pas étrangères, elles ajoutaient une certaine poésie aux mots, qui n'était pas négligeable, surtout lorsque cela semblait inné. Ça l'était, mais parfois les demoiselles, et plus encore les messieurs, pensaient que c'était travaillé, tout comme un jeu.  Il laissait chacun libre de penser ce qu'il veut, pour peu qu'on ne l'accuse pas de mentir. Cette personne lui rappelait quelqu'un, sans qu'il ne parvienne vraiment à se souvenir, il avait plutôt mauvaise mémoire, il espérait que ça ne jouerait pas contre lui ce soir. La faire parler devrait marcher, en plus il était sûr qu'elle aurait des propos dignes d'intérêt, comparés ou non à ceux de l'idiote qu'il avait accompagné une partie de la soirée. Celle-ci -en effet- avait par quelques mots, réussi à faire comprendre qu'elle aimait qu'on la coiffe et les banquets, les bals, les mondanités. Des choses, tant de choses, qui l'ennuyaient. Après, emportée par une fièvre passionnée, il y avait eu le début d'une envolée lyrique qui aurait pu être agréable à entendre, les femmes étaient plus douées à décrire ce qui les envahissait, selon le jeune homme. Mais elle s'était arrêtée trop tôt, à mi-parcours, c'était ça, qui avait commencé par le lasser, cette personne incapable, incapable, même lorsqu'il s'agissait de parler de son amour.

Peut-être que si elle avait su il aurait eu pité.. Non, pas réellement, pas plus d'une nuit, d'une soirée, après il l'aurait jetée, plutôt cruellement, déçu par la suite d’événements. Surtout avec quelqu'un de bête, c'était inconcevable. Déjà qu'il eut tenu tant de temps le surprenait. Mais là, peut-être serait-il récompensé ? La situation avait changé.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lady Esther
"Dragon" : chef de la rébellion

avatar

Messages : 519
Date d'inscription : 25/06/2013
Age : 24
Localisation : Palais Impérial

Feuille de personnage
Religion: Apraxisme
Race: Humain

MessageSujet: Re: [Une salle de bal semblable aux autres] Une énième réception [Pv Esther]   Dim 25 Aoû - 22:55

Esther restait sur ses gardes. Certes, son apparition avait surpris l'homme, et avant qu'elle ne parle il pouvait penser que l'arrivant était hostile, il était donc normal qu'il s'apprête à sortir quelque chose pour se défendre. Mais tout de même : un homme armé dans une réception mondaine était un homme méfiant, et Esther savait qu'aucun noble n'était méfiant sans raison. Surtout pas un homme avec un regard pareil...son œil bleu, cet œil de rapace à l'affut (OoC : caser du Poe dans un RP sur ce forum => fait), semblait scruter les moindres détails, les moindres trahisons du corps ou de l'âme...Esther ne sentait pas de malveillance dans ce regard : juste de la prudence et de l'intelligence, deux qualités qu'elle possédait et appréciait fortement. Décidément, ce regard lui plaisait, et l'homme l'intriguait de plus en plus. Si je pouvais avoir des alliés comme ça, plutôt que ces têtes brûlées...se dit elle en repensant au dernier attentat rebelle. Une attaque contre un fermier, un lâche qui avait découvert que son futur beau fils était un rebelle, et qui l'avait vendu aux soldats contre quelques pièces. Le jeune homme avait été arrêté et interrogé, mais jusqu'au dernier moment avait refusé de donner de noms. Un brave jeune homme, un bon rebelle, discret mais courageux, et apprécié : ni une ni deux, ses amis décident de le venger, bien sûr sans consulter Esther ni élaborer de plan d'action. Résultat : une ferme brûlée avec tous les hectares de champs -alors que les récoltes, rappelons le, étaient mauvaises-, le fermier et sa fille, la fiancée du rebelle, morts dans l'incendie. Et si cela ne suffisait pas, trois d'entre eux se sont fait prendre par une milice en s'éloignant, les autres ont réussi à échapper et se sont ramenés au manoir d'Isilvar, bien entendu. Encore heureux qu'ils ne se soient pas fait suivre, sinon Esther aurait dû les assassiner pour conserver sa couverture. Ce qui n'aurait pas été bon pour son image de Dragon au sein des troupes si ça avait fuité. Toujours est il que ces imbéciles sont arrivés paniqués, alertant tout le monde, et Esther a été obligée d'aller attaquer la milice qui avait fauché les trois incompétents; puis elle a essayé de réparer les bêtises de ses hommes en allant tuer ceux qui avaient capturé le martyr, signant son meurtre pour que celui ci soit officiel. Histoire de rappeler que la cible des rebelles était l'empereur et pas les lâches. Toujours est il qu'avec des hommes comme celui qui était assis à la fontaine devant elle, Esther n'aurait pas eu ce genre de problème. Elle savait reconnaître l'intelligence, et n'était pas bernée par l'apparition d'une montre à la place du couteau attendu. Elle ne put s'empêcher de lui rendre son sourire prétendument innocent, et lorsqu'il l'invita discrètement à venir le rejoindre elle s'approcha, mais resta debout, à une distance d'un ou deux mètres. Si elle appréciait les qualités de l'inconnu de noir vêtu, elle savait que ces même qualités le rendaient potentiellement dangereux; mais le danger ne rendait il pas toute chose plus excitante ?
Enfin, il parla, et Esther put mettre une voix sur ce visage. Une voix suave, séduisante, des paroles en rimes. Des banalités; mais elles confirmaient l'analyse d'Esther, car la forme était issue d'un esprit vif et fin. Son sourire s'effaça, et son œil bleu se mit à la scruter, elle, cette fois-ci. Chacun son tour. Elle conserva le contact visuel avec assurance, sans quitter son sourire. Un rictus innocent à un œil crédule, mais un œil averti décèlera son jeu. Puis il répondit à sa remarque qui, comme elle s'en doutait, ne l'avait absolument pas choqué, et lui demanda son avis. Elle conserva son sourire en répondant, tout en tirant sur ses gants pour les écarter de ses doigts. Ce n'était pas dans le but de les retirer, ni par démangeaison : c'était un simple réflexe.
"Mon opinion sur le sujet ? Je trouve que notre hôte a un véritable talent pour la distraction, dont ses filles ont merveilleusement hérité. Une véritable leçon pour certains." répondit elle avec une ironie presque hypocrite. Elle pensait ce qu'elle disait, bien entendu, mais à son ton innocent on pourrait mal interpréter; elle était sûre que son interlocuteur ne faisait pas partie de ce "on", et qu'il comprendrait que le talent était, bien entendu, à ses dépends. Puis son sourire se fit plus malicieux, et plus...rusé, peut être ? 
"Mais je pense que tout ceci s'apparente plutôt à un jeu qu'à une leçon pour vous...pour ma part, j'attendais la fin du cours sans l'écouter. Il faut dire que je connais cette leçon par cœur à force d'y assister, et déjà le premier cours me semblait une évidence. Que voulez vous, certains ont besoin de l'expérience en plus de la théorie. Toujours est-il que si ce n'est trop demander, je serais ravie de jouer avec vous."
Esther allait droit au but : insulter toute la petite, et parfois grande noblesse, qui se ridiculise d'une manière tellement stupide que ç'en était affligeant, annoncer clairement qu'elle même s'ennuie mortellement à ce bal et lui faire comprendre qu'il l'intriguait, voilà qui était téméraire. Peut être un peu trop, sa dernière phrase était ambiguë. Et dangereuse.
Mais Esther aimait jouer avec le feu.

_________________
Esther d'Isilvar la Vaillante (aka le Dragon)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://lesdynastes.forumculture.net
Seoren Ceoll
Discret
Discret
avatar

Messages : 124
Date d'inscription : 14/08/2013
Localisation : Je vis sous ta chaise.

Feuille de personnage
Religion: Catanisme
Race: Humain

MessageSujet: Re: [Une salle de bal semblable aux autres] Une énième réception [Pv Esther]   Lun 26 Aoû - 9:19

Oh..

Elle voulait jouer ? Il repensa donc aux personnes avec lesquelles il avait vraiment joué, et cela avait mal fini. Jouer.. cela ne convenait pas vraiment à ce qu'il s'était passé ce soir, il s'était plutôt, laissé emporter. Un détail lui revint en tête. Il se demanda si elle était armée. En effet, pour la plupart des nobles il était inconcevable de garder une arme sur soi, lors des réceptions, banquets et autres réunions. Mais si elle lui avait demandé, c'est que pour elle c'était envisageable, et en tirant davantage sur le fil de pensées, cela serait faisable, pour elle et peut-être, qu'effectivement, elle avait une arme sur elle. Intéressant.  L'écouter parler, tout en affectant de ne pas paraître si attentif, cette fois-ci, car il ne fallait accorder tant d'attention aux autres. Même s'ils étaient intelligents, surtout s'ils étaient intelligents. Les idiots, les grands naïfs, ou peu réfléchis, ce n'était pas grave, ils ne se rendaient pas compte, aussi pouvait-on les analyser à la loupe, disséquer leur esprit à l'aide de mots incisifs, profonds, purement intéressés, sans qu'ils n'en soient réellement affectés. Il y avait plusieurs catégorie d'idiots, ceux qui s'affichaient idiots, parlaient en étalant leur manque de culture, discernement, raisonnement et sagesse. C'était comme un spectacle de marionnettes, pour enfants, il y avait le pantin de bois, aux pommettes hautes et bombées, au sourire large qui rongeait bien la moitié du visage, et au joues rouges. L'imbécile est heureux. C'est celui qui gesticule le plus, les marionnettistes s'amusent, les mouvements se font désarticulés, mais personne n'a peur de cette étrangeté. Ils l'aiment bien, en petite quantité. Folie douce, bêtise particulière. Il l'appelait l'idiot, et repensait au spectacle régulièrement, le seul qu'il ait vu, cela n'avait pas grand intérêt. Après, il y avait le crétin caché, qui s'exprimait par phrases courtes, concises, difficile de le démasquer. Enfin, pour résumer. On avait rarement quelque chose à craindre d'un idiot.

Rarement, mais cela arrivait, il ne fallait pas travailler avec, et pas aller à l'encontre de celui-ci, et effectivement, dans ces cas-là, on n'avait vraiment rien à craindre d'un idiot. Cependant, il y avait ce facteur « imprévisibilité » lorsqu'on avait pour ennemi ou coéquipier un idiot. Enfin, l'imprévisibilité semblait plus présente chez l'idiot. Peut-être ne l'était-il pas tant, et que Seoren ne le comprenait pas parce qu'il n'était pas de cette communauté. Et donc idiot au sujet des idiots. Pensée divertissante, amusante. Peut-être un brin absurde. Les idiots agissaient moins posément, ils se laissaient manipuler, balader par ce qu'il y avait dans leur petite tête, et comme ce n'était rien de très concret, ne restaient que les sentiments, en aléatoire, et les émotions, de même. Un mot pouvait apaiser comme démarrer un feu vengeur. L'intelligence, dans ces cas-là, permettait de ne pas être trop hâtif, et de mesurer ce qui était dit, fait. L'intelligence semblait plus rancunière, aussi, quelque chose qui s'établissait sur la durée. Quelque chose qu'on évitait d'oublier, qui macérait, dans l'estomac, tordait les viscères, s'empoisonnait lentement. Oui, l'intelligence avait ce petit côté poison. Mais au final, qu'importe, qu'importe. Ils étaient tous plutôt faibles, et avaient tous l'air d'idiots. Acquiescement pour clore le monologue intérieur. Retour à la réalité. « Jouer avec vous », il pensa à bien des choses, à se diriger vers un jeu d'échecs, vers la salle de bal en la prenant pour cavalière -elle ne refuserait pas, si?- ou danser ici, à l'ombre du monde, sur la musique qu'il avait en tête. Mais non, idée trop décalée, trop étrange, même à imaginer, pour lui. Même problème qu'habituellement, cela aurait été plus simple, avec une idiote. Elle lui aurait trouvé du charme, de la poésie, et cela se serait arrêté à ça. Ah. Concerto pour piano.

L'envie d'y jouer le saisit à la gorge, remonta à la tête avant d'aller aux mains, elle s'imposa, dans un grondement qui n'était audible que par lui. Un de ses petits secrets. Il replaça le cache-oeil, le remonta légèrement, il glissait progressivement, il allait qu'il en fasse faire un autre, sur mesure, pour se caler entre ses traits fins, qu'il disait lui-même brillamment dessinés. Il ne le disait pas souvent, car quand il en parlait il faisait vaniteux, mais il se sentait sur ce point favori de son dieu. S'il s'attardait sur ce sujet il ne pourrait plus s'en tirer, alors juste une petite prière, pour celle qui -il l'espérait- devait toujours lui ressembler. Il fallait reprendre la parole, non ? Il parla moins fort que précédemment, de sorte à ce qu'il faille accorder une certaine attention à sa personne pour entendre se propos, enfin, ça ne devrait dérange, il n'était pas désagréable, bien qu'il ait eu une mauvaise journée : « Oh.. Il est certain qu'avec vous je serais tout aussi ravi de jouer, tout dépend de vos désirs, envies, idées. Se jouer des cours, de la cour, des nobles pathétiques, à l'aide de quelques plans, de simples tactiques. Bien sûr rien de bien méchant, rien de bien cruel. Mais un semblant d'innovation, ne serait-ce pas tentant ? » Laisser le choix à sa partenaire, de l'activité qui suivrait, il commençait à se faire tard, et s'il était seul, il serait reparti boire. Il n'était particulièrement déshydraté, mais il trouvait que c'était une aide pour supporter les mondanités. Il était curieux de voir ce que la jeune femme choisirait, peut-être qu'avec un peu de chance, de serait divertissant, ou intriguant, ou... étonnant. Étonnant, ce serait bien.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lady Esther
"Dragon" : chef de la rébellion

avatar

Messages : 519
Date d'inscription : 25/06/2013
Age : 24
Localisation : Palais Impérial

Feuille de personnage
Religion: Apraxisme
Race: Humain

MessageSujet: Re: [Une salle de bal semblable aux autres] Une énième réception [Pv Esther]   Sam 7 Sep - 21:53

Suite à la réplique d'Esther, il y eut un silence. L'homme semblait réfléchir, ce qui semblait confirmer la crainte de la jeune femme qu'elle avait peut être été trop téméraire...après tout, on ne s'attend pas à ce que la duchesse d'Isilvar, réputée pour sa pureté et son attitude exemplaire à la cour, veuille se jouer d'une réception, aussi minable soit elle. Elle aurait dû être plus prudente : l'homme ne semblait certes pas mondain, mais si il en parlait à qui que ce soit cela s'ébruiterait et sa position "au delà de tout soupçon" pourrait être endommagée, et d'une minuscule fissure tout l'édifice de sa couverture pouvait s'écrouler. Il fallait qu'elle répare son imprudence. Mais comment ? L'homme était intelligent, même si elle jouait l'idiote il se douterait de quelque chose. Son silence la faisait déjà penser qu'il se doutait de quelque chose, ou du moins qu'il savait qu'elle n'était pas une noble habituelle. Voilà qui était problématique...et si elle achetait son silence ? Ce serait encore pire. Quant à le tuer, ce serait un peu extrême, surtout qu'elle n'avait toujours pas de preuve qu'il était méfiant. Alors quoi ? se contenter d'être plus prudente par la suite peut être; cela suffirait à le faire douter de ses doutes.

La main de l'homme finit par se diriger vers son cache œil pour le remonter. Ce cache œil intriguait Esther : avait il vraiment perdu son œil ou était-ce une diversion ? Et quand bien même l’énucléation serait réelle, dans quelles circonstances s'était elle produite ? Peu de nobles se battaient de nos jours; la plupart évitaient les conflits en léchant les bottes et en pratiquant ce vice à la mode qu'est l'hypocrisie, et les rares qui se retrouvaient en duel ne laissaient souvent pas leur adversaire s'en tirer juste avec un œil en moins. La blessure devait donc avoir été causée par un accident, un conflit domestique ou une attaque de bandits. En tout cas, c'était les explications qui venaient à Esther face à cet intriguant cache œil. Elle ne poserait pas la question, c'était indiscret, mais si elle se retrouvait à nouveau face à l'homme dans le futur elle essaierait de glaner des indices dans ses paroles et d'agir...pour l'instant elle restait discrète, n'observant l'organe manquant que le temps qu'il replace son cache œil, afin de ne pas montrer sa curiosité sur la question. Enfin, quand il eut fini, il parla. Il parla d'une voix à peine audible, mais ses mots rassurèrent Esther : elle avait certes été téméraire, mais ils étaient sur la même longueur d'onde. Encore une fois. Esther commençait à sentir une sorte de complicité vis à vis de cet homme décidément bien surprenant, dans le meilleur sens du terme. Un semblant d'innovation, disait il ? un défi. Cela plaisait à Esther. Elle comptait bien le surprendre, dans ce cas. Elle avait une idée des plus amusantes...en tout cas, pour elle. Probablement pour lui également, puisque se jouer de la cour lui semblait une bonne distraction. Elle sourit, et approcha "innocemment" sa main de son visage, appuyant son index sur son menton. Quelque chose d'inquiétant se dégageait probablement de son sourire, peut être parce qu'il semblait trop naïf par rapport à ce qui brillait dans ses yeux. Esther était une experte du sourire hypocrite, mais celui là ne l'était pas vraiment. Il était juste...étrange.

"Cela me tente également, et je pense avoir une idée qui pourrait vous séduire. Voyez vous, le château de nôtre hôte, tombant en ruine, possède, il paraitrait, d’impressionnants cachots...il serait intéressant que notre hôte nous les fasse visiter, ne pensez vous pas ?"

Ce qu'Esther ne précisait pas, pour ne pas gâcher la chute de la plaisanterie, c'est qu'ils pourraient, comment dire....laisser leur hôte sortir seul de ses propres cachots, après s'en être eux même extirpés ? Vu l'homme il y avait de grandes chances qu'il s'y perde...si l'hôte ne paraissait plus pendant plusieurs heures, voilà qui serait remarqué. Et Esther serait bien amusée de voir tous ces idiots de nobles prétendre d'être inquiets pour leur hôte, alors qu'ils s'inquièteraient surtout pour eux...puis la fête se terminerait, précipitamment. Dommage qu'à cet instant Esther ne pourrait pas voir la tête de l'hôte, car elle serait partie parmi les premières, après avoir prétendu ne pas s'être rendu compte qu'il ne suivait pas et, regardant l'heure, prétendant être fatiguée.

Oui, elle avait l'intuition que ceci surprendrait son interlocuteur, et espérait que cela lui plairait également. Pour une fois qu'elle tombait sur une personne intéressante à la cour, elle avait bien envie de s'amuser...


(désolée pour le retard, avec la reprise...>.<)

_________________
Esther d'Isilvar la Vaillante (aka le Dragon)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://lesdynastes.forumculture.net
Seoren Ceoll
Discret
Discret
avatar

Messages : 124
Date d'inscription : 14/08/2013
Localisation : Je vis sous ta chaise.

Feuille de personnage
Religion: Catanisme
Race: Humain

MessageSujet: Re: [Une salle de bal semblable aux autres] Une énième réception [Pv Esther]   Mar 22 Oct - 11:54

Vide, elle s'effondra au sol, dès que la duchesse quitta son champ de vision, le sol semblait si confortable en cet instant. Vinrent quelques secondes pendant lesquelles elle se contenta de cette pensée, sans se soucier des manières, de l'étiquette, de son état. Hors-la-loi de salon, de réception, ça semblait ridicule, et elle se releva rapidement. Avant même que la gêne arrive et teinte ses joues de rouge, que les mains s'agrippent et froissent l'étoffe de sa robe la plus présentable. Tout faisait encore illusion, mais elle devait prendre garde, le moindre faux-pas et elle finirait en haillons. Cruel comme le sort l'avait affublée d'un rôle qui ne lui permettait pas de révéler un minimum de ses réflexions. Autant dire que jouer les idiotes la lassait vite, danser aussi, cependant il avait bien fallu, c'était ce qu'on attendait d'elle, ce soir, elle s'était prêtée au jeu. Non seulement elle avait dû prétendre être ce qu'elle n'était pas mais en plus elle était tombée sur un cavalier qu'elle n'avait su retenir, et qui l'avait donc abandonnée. Il était certain qu'elle avait échoué, quelque part. D'autres auraient rejeté la faute sur l'homme au cache-œil. Ou auraient ignoré.. ce jour là, non.  Il n'en faudrait pas plus pour que son père lui rappelle qu'elle était le mauvais élément de la famille, celle qui faisait honte, celle qui faisait tâche. Même s'il ne l'effrayait pas, si l'on comptait sur elle c'est qu'eux ne pouvaient rien faire, pas même sa mère lâche. S'accorder un sourire, songeant que le bal devait bien occuper, pour que personne d'autre n'en sortît. Téméraire lorsqu'elle se retrouvait seule, elle brava son propre regard dans un miroir. Imaginer à sa robe un fourreau duquel elle aurait pu sortir une épée comme elle le mimait, avec un air malicieux, faisant briller l'éclat de ses yeux. Les cheveux retenus en arrière en profitèrent pour se sauver de la coupe bien trop sage, auréolant follement son visage et elle sourit en passant une main sous la masse rebelle pour la rehausser. Les doigts de l'autre main, eux, se posèrent sur la hanche, optant pour une pose bien plus confiante que celles précédemment adoptée. Il y avait toujours, certes, le pli fin des lèvres, doux, tombant légèrement sur les côtés, dans une expression qu'on lui avait apprise. Naturellement, ou presque, elle effectua une première grimace, scrutant le reflet, puis pouffa discrètement. La scène lui semblait ainsi irréelle, c'était son jour, son banquet, son bal, avec à la clef ses fiançailles. Or elle jouait, se divertissait pendant que les autres profitaient de la fête, dans les divers sens que pouvait prendre le verbe profiter. Verre à la main, elle n'aurait eu aucun mal à faire comme si elle était émerveillée par les événements. Ensuite elle aurait repéré un homme à la bourse moyenne, intéressant, mais guère trop. Vers lequel elle aurait lancé quelques regards, plus ou moins insistants. Vite il se serait senti important, et l'aurait rejointe. Il lui aurait proposé une danse, qu'elle aurait acceptée. Terriblement enviée par les autres elle se serait accrochée à son partenaire. Homme qui aurait été plutôt ferme, pas si bon danseur, mais qui se serait révélé bon compagnon. Y aurait-il alors pu avoir meilleur duo que celui qu'ils auraient pu former ? On n'aurait eu le droit de le dire, alors, car cela aurait été leur soirée. Uniquement pour eux, et ils auraient fini par parler de leurs fiançailles prochaines, dans son monde idéal.


Bannir quelques idées,  laisser la demoiselle mener semblait bien meilleure idée dans ce cas de figure. Ultérieurement, peut-être qu'il pourrait lui montrer quels sont ses jeux.. pas dans l'immédiat, il n'y avait pas la confiance nécessaire, ce climat qui permettait de dévoiler une part de sa personnalité. Tout pour masquer l'être que pouvaient dissimuler les traits fermés du visage, dans une harmonie froide confirmée par l’œil de glace qui détaillait ce qui l'entourait, comme anxieux. Trouver à faire, agir, il replaça les étoffes dont il était vêtu et se tourna vers la salle de bal, accord silencieux, ils iraient donc jouer sa proposition. Humer l'air ambiant, y chercher un parfum, peut-être l'odeur de la peur, mais inutile, elle n'était pas encore présente, elle viendrait, naturellement, la simple mention de cachots suffisait à effrayer les nobles, alors y emmener leur hôte. Et  l'idée sembla se loger confortablement dans son esprit, agréable, il songea à offrir son bras à cette acolyte qu'il avait gagnée pour la soirée, du moins semblait-il, avant de se rappeler d'une chose importante. Réputation, celle qu'il risquerait de ternir en escortant la demoiselle s'il se présentait comme trop proche, il n'avait pas encore fait ses preuves, et on lui faisait ressentir à l'aide de regards, de gestes, les mauvais acteurs de la noblesse hypocrite étaient encore trop nombreux. En y réfléchissant, il pensait qu'il leur manquait quelque chose, de la conviction, peut-être, il fallait croire un minimum au contenu de ses phrases pour les rendre consistantes. S'ils n'en étaient guère capable, c'était -pour lui- qu'ils manquaient de confiance en eux. Ancien honnête, et pourtant menteur de longue date, il suivait sa règle, qu'il avait baptisée règle des trois « C », très simple, confiance, conscience, cohérence, cela marchait pour lui, de ses salades aux allures poétiques à ses propos les plus virulents, on ne remarquait que rarement qu'il s'agissait là d'un acteur. Masqué pour la société, avec les avantages et les inconvénients que cela pouvait représenter, la réelle contrainte n'était pas encore perceptible. Il se décida enfin à avancer, après un regard pour la jeune femme, mieux valait pour elle qu'elle reste à une distance respectable, de toutes façons les pas que faisaient l'homme n'étaient pas là pour lui permettre de le rejoindre. L'illusion du détachement tout en affectant de ne point l'ignorer, nuancer, jusque dans les mouvements, opter pour une progression rapide, et non pour une fuite. L'attendre, pour ne pas donner l'impression de s'échapper. Il faut dire que n'ayant acquiescé, n'ayant fait l'effort de répondre, le doute aurait été permis, il pensait pouvoir l'éradiquer à l'aide de ce simple comportement. Ou du moins, il aurait la conscience tranquille, même si celle aux yeux rubis ne suivait pas, n'ayant l'impression de l'avoir délaissée. Négliger quelqu'un pouvait être tolérable suivant certaines conditions, mais abuser de l'issue de secours ne le ferait passer que pour un lâche habitué aux plaisanteries de mauvais goût, ou quelqu'un de non-civilisé. Rares étaient les mots qui le gênaient, en particulier lorsqu'il s'agissait de ceux supposés le qualifier, cependant le penser étranger aux bonnes manières, à celles civilisées, le vexait. Et le vexait d'autant plus qu'il se rappelait de ce travail fait pour tout intégrer. Ah, arpenter les jardins était bien ce qu'il y avait de plus plaisant, au milieu de toutes ces mondanités. Sourire à la nuit, la température semblait avoir chuté de quelques degrés en peu de temps. Orage à prévoir, le ciel semblait à ce moment précis couvert, comme s'il allait gronder, mais pas encore, il fallait encore qu'il se passe quelques événements, avant qu'il n'exprime son mécontentement. N'espérait-il pas seulement qu'il se passe quelque chose ? S'en convaincre le pousserait peut-être à agir, de sorte à ce qu'il se passe quelque chose d'imprévisible, s'il n'y avait rien venant de quelqu'un d'autre. Tous ces nobles, avec l'avantage du nombre ne garantissaient pas pour autant un divertissement conséquent, réel. On pouvait même prendre en compte les précédents dîners et fêtes, mais cela les desservait plus qu'autre chose. Les ignorer, c'était plus simple, se concentrer sur le duo actuel, de l'acolyte qu'il fallait encore voir comme une ennemie. Entrer, à nouveau, dans le grand hall, après avoir aperçu une silhouette dans la nuit, une valise à chaque bras, comme sur le point de crouler sous leur poids. Au moins cette soirée changerait la vie de leur hôte, bon, pas de la manière dont il l'espérait, enfin, c'était toujours cela de pris. Violemment il jetterait le premier objet qui lui passerait sous la main, quand il s'en rendrait compte, si possible quelque chose en verre, cristal ou céramique. Ensuite il affolerait l'assistance, avec des théories plus absurdes, prévisible, il était là, justement, loin de se rendre compte, et quand ça viendrait...

Entrevoir cette lueur soulagé, dans les yeux de l'homme, quand il le vit, enfin, ce qu'il crut, avant de remarquer qu'il regardait quelqu'un d'autre, qui devait avoir une certaine réputation pour faire apparaître cet éclat. Noter cela dans un coin de sa tête, sans même s'en rendre compte. Détailler de l’œil valide, il n'aimait pas ce type.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: [Une salle de bal semblable aux autres] Une énième réception [Pv Esther]   

Revenir en haut Aller en bas
 
[Une salle de bal semblable aux autres] Une énième réception [Pv Esther]
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Salle Pleyel 2009-2010 (programme)
» _Ne pas se faire prendre l'appareil photo à l'entrée ou dans la salle.
» LSO -Davis, Znaider -Salle Pleyel - 14/11/10
» Salle Pleyel - Walkyrie/Barenboim - 25/08/08
» Salle Pleyel - Maazel - 8 et 9/09/08

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Les Dynastes :: Background :: Flashbacks-
Sauter vers: